BRIGITTE MARIONNEAU

Annalisa Guerri
août 21, 2018
LAURENCE BONNEL
août 17, 2018
Lorsque Brigitte scelle le dernier morceau de terre d’une pièce, elle enferme l’air contenu. La terre devient alors une frontière vivante entre l’intérieur et l’extérieur. L’air devient un allié pour bâtir, un élément à part entière de construction de ses sculptures- architectures.

L’artiste éprouve ce besoin d’ancrer ses pièces comme un morceau de sol, un lieu d’où s’expriment les métamorphoses du temps par les traces, l’érosion, la pénombre, la vie interne, l’encre de la matière telle une plaque photosensible. Brigitte a toujours aimé la photographie en noir et blanc. Elle a toujours aimé ces photographes qui vous permettent d’accéder à leur chambre noire. On ne voit absolument rien et progressivement, le temps que la rétine s’habitue à l’obscurité, tout devient plus lumineux.

Ses oeuvres sont une invitation à visiter cette chambre noire, pour une quête de lumière. Le noir efface tout artifice. Seules comptent la ligne, la forme et la lumière.